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Toi qui me lis
Toi qui me lis dans ce réel mort né Relie à tes yeux les possibilités du cœur Vois dans mes mots la sueur perler Et tâcher le support où j’arrime ma rime. A vouloir toujours plus entreprendre à écrire Mille fois je rature, Enterre sous l’encre noire l’embryonnaire espoir D ’atteindre mon sonnet, J’en arrive à me perdre à dériver aux nues, Mer asséchée peuplée de chimères épuisées L’océan qui me boit me renvoi au néant Finalement Je deviens page blanche. Mais les anges pourtant me gardent sous leurs ailes Et les muses et les saints qui sont frères des poètes Et l’amour que je cède dans l’encre que je verse Toujours me libèrent de ce carcan du diable Car sais-tu Le pire des maux pour celui qui écrit Plus que le mal de vivre C’est bien le mal à dire.
Valérie Gonzalez