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Quand je me promène
Quand je me promène au creux de la vague Dans les rues de ma ville décor en carton pâte Les venelles dont mes yeux profanent la beauté Sont des immensités de terres hostiles à tous désirs Je ne vois que des visages munis de masques De clowns ou Pierrot tristes Je déplace mon chagrin pour ne pas qu'il se fige Je peux être A mille lieux du présent imparfait Manifestement malheureuse Aussi lorsque je me promène Tranquille dans les rues de ma ville Alors dans mes artères je sens pulser Le sang du vivant J'offre des bouquets de mots Des regards où l'autre se voit beau Des sourires en veux tu en voilà J'aime naturellement Je peux le faire Même dans l'imparfait du présent Simplement être heureuse Il faut le vivre Quel que soit le déséquilibre Entre le libre et le tangible Agir sur la balance Sans cesse et sans tristesse Se ruer dans les coursives qui se dessinent Au seuil de notre devenir Seul ou même à deux Heureux ou malheureux Puisque l'on ne peut échapper au fait Jamais D'être successivement les deux Euphonie qui sied à nos destins d'équilibriste en herbe Ultime contrainte... Tenir la perche coûte que coûte.
Valérie Gonzalez