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Du langage des Mots
Dans de simples mots Fondre ce trop d'hiver Du si épars Des rêves Séparer les songes De la nuit garder sa lune Astre de chimère Défaire l'opacité Engourdissement bleuté Comme une aurore figée Un monde avorté Chaire souvenir Épineux bouquet Exclu des bosquets Te rendre à la nature Déchiffrer les cieux Soustraire les ombres réelles Au jeu des lumières pures Faire que les abeilles - bourdons de raison - Partent vers d'autres halos Déconfiture Reste un noeud Corps mémoire Me tendre encore Laisser les pattes aux araignées Quand elles font traces dans mes songes Avec des yeux averse Laver le jour Lâcher l'étreinte Effet raison Eau de vie de beau De vers S'enivrer tout seul Assister le présent Construire une tour pour ma bête Ici l'était se meurt Se défait dans mourir Pourtant D'instinct féline La vie s'étire Devant le pire Jamais ne s'incline S'affranchir des bousculades Des mondes pièges Vieillir Penchant encore Vivants mes instants Mes vies Vulnérabilité Compromis d'essor Mots soin Notre au delà de l'émoi Être En mots Éternels matinaux Réflexe Exister par bouffées Des plus fragiles aux ultimes L'inconvénient presse Le n'ose de la névrose peut être Voix familière dans l'obscurité châle Chantier de mots La POÉSIE Aussi salutaire q'un brancard Faire face à ... L'heure terrible Incertaine L'esseulée Et je décide Déraciner l'arbre à conforter Afin qu'il parle Vérité C'est écrire qui émerge De cette terre Sens dessus dessous - boue - Entends des yeux Le bruit de l'enfance Ce langage debout Ce mouvement de bouche Empêché de boire La croyance repliée sur elle même Dans des poings précis Jusqu'à la brisure des doigts De ces donne et reprend Le temps signe la trahison Les autres Prêts à tout calciner - tisons! Ils ont emmené mon savoir à la gare Mon non incendie Train fantôme Bagages de cendres Lutter pour ses guerres de Paix Marche vers soi Transvaser l'idée dans la réalité Lui donner corps Même l'espoir en larme La main sur le frein Suivre les cailloux d'encre Marcher sur les rails Préserver l'écrin des mots Jeter le sablier sans répandre le sable Qui absorbe tout Apprendre l'éphéméride Peser chaque pas S'éloigner à jamais des cendriers vides Désarmer la haine Décrasser les tempes Aller voir l'océan Penser devant et finir par offrir Ce bouquet d'obscurité pour entrevoir l'éclat du jour Qu'il ne reste à voir sur le quai Qu'un chien qui aboie au mépris. * Vue Dadaïste

 

Valérie Gonzalez