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De l'Adieu au Désert

Ce soir là murmuraient des pas qui s'éloignent

J'entendais leurs adieux s'armer

Réplique au plan bassement lacrymal

D'un regard obscurci d'émoi

 

Ici Tout fait mal

Jusqu'à l'imaginaire champlevé dans la chair(e)

 

La crainte d'un souffle sur la ville

- retour inopiné de mots morts en bouche

Planait

(désuétement) - car seule la vie nous quitte

 

Mon autre fragile se frayait une voix

Jusqu'en des repères vils de vengeance et de haine

Mes pas rebroussaient chemin

Cherchant mes mains pour qu'elles portent ma peine

 

Favoriser le rôle prépondérant de l'hôte

Sur la scène du savoir

 

Quand des paroles orphelines

 

Enfuies de leur règne d'esclave

Nous autoproclament parent

 

Le temps des Credo

C'était une euphorie latente

 

Avant la tempête et ses flots de dards

 

Fallait il habiter un masque

Jusque là

 

Pour croire que des lèvres seules

Puissent contenir un tel vacarme

 - images clandestines

Enfouies six pieds dans le dire

 

Le sable pour les marins

C'est le banc où il ne faut pas s'assoire

Fallait il un oubli

Pour trouver ici le pouvoir de sourire

 

Au-delà des pas qui s'éloignent

Vois

La grève sauve de ce paysage

 

Au-delà de pages espérées chastes

Reste

Une mémoire à inventer

 

Retiens que

 

Les mots sont de l'eau

Pour le messager qui aime son chameau.

Valérie Gonzalez